Partie 1 : http://www.dailymotion.com/video/x1u3xw_bayrouroyal-16
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Partie 1 : http://www.dailymotion.com/video/x1u3xw_bayrouroyal-16
Dans un communiqué consultable sur leur site Internet, la Ligue des Droits de l'Homme appelle à voter et faire voter pour Ségolène Royal.http://www.ldh-france.org/actu
« Nous voulons une autre France : fière de sa diversité, soucieuse que chacun puisse réaliser ses aspirations, porteuse des libertés et rénovant sa démocratie. La France n'est jamais aussi grande que lorsqu'elle met ses actes en accord avec son ambition séculaire de voir tous les droits valoir pour tous. Pendant qu'il en est temps, la LDH appelle les électeurs à choisir la solidarité et non la peur, le respect et non les menaces, l'égalité et non les discriminations. »
Ils ajoutent « Si Nicolas Sarkozy se voyait confier la plus haute charge de l'Etat, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas : loi durcissant encore la répression pénale, nouvelle loi anti-étrangers, contrat de travail « unique » se substituant au CDI, sans parler du ministère de l'« identitaire » et de l'immigration… Il est de notre devoir d'alerter les citoyennes et les citoyens de ce pays »
source : http://www.syndicat-magistrature.org/spip.php?article502
Motion du conseil national du Syndicat de la magistrature dans la perpective du
second tour de l’élection présidentielle
« Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la
séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution » (article 16 de
la Décalaration des droits de l’homme et du citoyen).
Le Syndicat de la magistrature a toujours défendu le principe d’une Justice
indépendante au service de la garantie des droits et libertés pour assurer
l’égalité de tous devant la loi.
Il s’inquiéte du programme présidentiel du candidat de la majorité sortante qui
propose l’aggravation des politiques menées ces dernières années.
En effet, le fait majoritaire et la concentration de tous les pouvoirs
institutionnels entre les mains d’un même parti politique, l’UMP, ont
considérablement accentué la dépendance de l’autorité judiciaire vis à vis du
pouvoir exécutif.
Au cours de cette période, le principe de la séparation des pouvoirs a été violé
à plusieurs reprises par la multiplication d’attaques brutales contre des juges
prétendument « démissionnaires face à la délinquance » ou « irresponsables ».
De plus, la politique des nominations aux postes stratégiques des organes de
contrôle de notre démocratie et notamment ceux de la magistrature, a démontré la
volonté du parti majoritaire d’affaiblir les contre-pouvoirs au détriment d’un
Etat impartial. Les catégories les plus fragiles de la population (mineurs,
étrangers, familles défavorisées...) ont été érigées en boucs émissaires d’une
politique libérale et sécuritaire qui n’a en revanche pas concerné la
délinquance en « col blanc ».
C’est l’institutionnalisation de ces pratiques et le perfectionnement de ce
système qui nous sont aujourd’hui proposés par le candidat de la droite dans ses
projets de réforme de l’Etat comme en matière de renforcement de la répression.
C’est au nom des valeurs que le syndicat de la magistrature a toujours défendues
qu’il appelle chaque citoyen à traduire, par son suffrage, son opposition
résolue à de telles perspectives.
Quelle que soit l’issue du scrutin, le syndicat de la magistrature continuera à
militer pour l’avènement d’une autre Justice.