Débat participatif
Comité de Bayonne
5 février 2007
Synthétiseur(s) : Pierre Lalanne, Philippe Casenave
Public : une quarantaine de personnes
Les constats
Une nécessité d’infléchir le dérèglement climatique et donc lutter contre les gaz à effet de serre.
Les experts en climatologie prévoient une augmentation des températures moyennes comprise entre 2°C (pour les plus optimistes) et 8°C en un siècle dont les conséquences, déjà perceptibles aujourd’hui, pourraient se révéler catastrophiques pour l’humanité tout entière.
Le gaz carbonique, émis lors de la combustion de composés organiques (gaz, pétrole), est le gaz qui participe le plus à l’effet de serre.
Précisément, en France, les sources d’énergies fossiles représentent 72 % du Total de l’énergie utile consommée. Notre économie, notre mode de vie sont particulièrement dépendants de ces combustibles carbonés. Seule 21% de la consommation est d’origine électrique (18% nucléaire ou autre), et 7% est liée aux EnRs.
La plus grosse part des énergies fossiles consommées, en France et dans le monde, est issue du raffinage du pétrole :
En 2002, la consommation pétrolière mondiale s'est élevée à 3 714 millions de tonnes. La consommation en Europe (OCDE) s'est élevée à 735 millions de tonnes. La consommation française (y compris consommations des soutes) s'est établie, cette même année, à 92,9 millions de tonnes.
Le principal secteur utilisateur de produits pétroliers est celui des transports avec plus de 56% de la consommation pétrolière en 2004, suivi du secteur de l'industrie (dont la production d'électricité et les revêtements routiers) avec 22%. Le solde (22%) se partage entre le secteur domestique et tertiaire et l'agriculture.
Une nécessité de pallier la fin programmée des ressources en pétrole et préparer la transition énergétique.
Les réserves souterraines de pétrole étaient estimées à près de 140 milliards de tonnes au début 2003, à comparer à une production annuelle de l'ordre de 3,5 milliards de tonnes ces dernières années.
En l'état actuel des connaissances, les réserves de pétrole représentent près de 40 fois la consommation mondiale de pétrole en 2002.
Cependant, la demande mondiale de pétrole pourrait croître. L'Agence internationale de l'énergie prévoit en effet une augmentation des besoins de l'ordre de 50% en 25 ans, ce qui tend à réduire le nombre d'années de réserve. (D'autre part, ce n'est pas parce que nous disposons de gisements souterrains de pétrole que nous sommes techniquement capables d'extraire ce pétrole à n'importe quel rythme. Pour qu'une poursuite de la croissance de la production mondiale soit possible et pour éviter un renchérissement du pétrole, il faudra continuer à découvrir de nouveaux gisements, améliorer sensiblement l'exploitation des gisements anciens, par exemple l'amélioration du taux de récupération et mettre en œuvre des technologies nouvelles susceptibles de rendre économiquement exploitables de nouvelles sources d'hydrocarbures liquides (extraction d'huiles lourdes, liquéfaction du gaz naturel etc.)).
Nous devons donc tout faire pour réduire notre dépendance vis-à-vis du pétrole.
LES GRANDES ORIENTATIONS
Nous devons développer des énergies alternatives :
Si nous entendons « ramener la part de l'électricité d'origine nucléaire à 50 % d'ici à 2017 », aujourd’hui à 80%
En faisant appel aux éoliennes, une intervenante relevant que cela pose malgré tout le problème du « stockage d’énergie électrique »
Le solaire : « jusqu’il y a peu, la Région [Aquitaine] finançait des chauffe eau solaires mais cela revient cher »
L’hydrogène ; « on n’en parle pas du tout »
La recherche sur les biocarburants « mais cela peut être polluant car il y a à gérer les nitrates qui repartent dans les frontières ».
Plusieurs intervenants invitent à s’inspirer de ce qui marche à l’étranger :
« En Europe du nord ont été développées des bionormes, des formes d’habitat passif » [Le label « Habitat passif »regroupe avec les maisons passives des habitations qui savent optimiser les apports énergétiques solaires par le seul biais de leurs composants (fenêtres, murs) pour ensuite en bénéficier et tempérer les espaces intérieurs.] « L’habitat peut alors être générateur d’énergie »
En Allemagne, des villes ont réduit de 50% la part du nucléaire : « à Fribourg il y a des quartiers autonomes avec 1600 heures d’ensoleillement seulement »
« La communauté basque et navarraise a réfléchi à des solutions alternatives, la Navarre ayant pour objectif d’être complètement autonome dans 20 ans tant sur le plan de la consommation domestique que sur le plan de la consommation industrielle »
« Au Sénégal, dans de nombreux villages, on éclaire par le solaire pour 16-20 000 F des maisons de 140 m2. Les panneaux viennent de France mais ils commencent à les fabriquer, les onduleurs viennent de France mais aussi d’autres pays, des batteries de camions sont récupérées. Ils arrivent ainsi à éclairer toutes les maisons dans certains quartiers ou villages »
Dès lors l’objectif énoncé de réduire la part du nucléaire à 50% en 2017 « ne correspond finalement qu’à une baisse de 3% par an. C’est question de volonté politique »
Il est relevé que « Qu'il s'agisse des grandes centrales industrielles de production d'énergie (centrales nucléaires, ou à charbon), plus de 50 % de l'énergie produite, disparaît dans la nature (dans les lignes à haute tension par exemple).
Cette perte d'énergie se retrouve aussi dans la production du Gaz (surtout à travers les torchères, mais aussi par la porosité des systèmes de distributions plus ou moins bien entretenus, du gazoduc aux canalisations urbaines).
On retrouve le même taux de perte en matière de distribution de l'eau, dont les réseaux sont souvent très anciens, et particulièrement mal entretenu. Ces pertes d'énergies considérables sont un gaspillage insensé de la ressource, tout en contribuant largement à l'effet de serre et au réchauffement climatique. Dans le cas de l'eau, elles contribuent en plus à l'affaiblissement des nappes phréatiques.
Pour y remédier, il faut privilégier les formes de productions d'énergie (solaire, éolien, biomasse, co-génération, ou géothermie), directement à proximité des habitants, ce qui réduira considérablement les pertes dans les réseaux de distribution. Ces productions à l'échelle de l'habitat individuel, mais aussi et surtout à l'échelle d'un village ou d'un quartier, voire d'une agglomération, non seulement contribuent à lutter contre le réchauffement climatique, permettent aussi de réduire les déficits commerciaux, mais aussi la dépendance à l'égard des énergies fossiles, souvent produites à l'autre bout du continent ou de la planète, avec tous les risques géopolitiques que cela implique, envers ces pays particulièrement instables.»
De nombreux intervenants évoquent la nécessité de mettre l’accent sur les économies d’énergie
- Par les transports collectifs
- En développant l’isolation des logements ; « il faut imposer des normes et faire en sorte par une politique de subventions que tous les logements soient isolés » ;
La notion Haute Qualité Environnementale « a été longtemps vue comme un surplus, c’est désormais un élément indispensable. La question posée est celle du mode de développement qui met par exemple de très nombreux camions sur la route. »
S’agissant de l’eau « il tombe à Biarritz 1 500 mm d'eau par an et par mètre carré (pour parler clair 1 500 litres d'eau par m2 de surface au sol. Il n'en tombe que 900 mm à Fribourg, où les citernes de récupérations sont rendues obligatoires dans certains quartiers écologiques.
Il tombe donc au Pays basque (qui a la plus forte pluviométrie de métropole), environ 1,5 mètre cube d'eau par an par mètre carré de toiture. Pour une maison individuelle de 10 m/10 m, la surface de toiture est équivalente à 110 à 150 mètres carrés (avec les débords). Cette toiture pourrait théoriquement récupérer 150 à 200 mètres cubes d'eau par an.
Sans traitement, cette eau n'est pas directement utilisable pour la boisson ou la cuisine, mais peut servir aux toilettes (plus fort poste de consommation d'eau dans une maison) et l'arrosage du jardin, voire la lessive.
Selon que l'on soit économe ou grand consommateur d'eau, en France, la consommation moyenne par personne et par an se situe entre 22 et 45 mètres cubes. Chaque maison individuelle, chaque habitat collectif, peut, en récupérant dans des citernes l'eau tombée sur les toits, peut facilement réduire la consommation individuelle de 50 à 80 %. Voire plus s'il y a un traitement derrière.
Après traitement (osmose inverse, biofiltration, ou phytoépuration), cette eau est au moins aussi pure que celle en provenance des stations d'épuration, sans utilisations de produits chimiques (comme le chlore) et sans faire appel à des industriels de l'eau, avec tout ce que cela implique (marchés abusifs, corruption, rentes de situation…)
Ces équipements, aujourd'hui encore un peu coûteux pour de simples particuliers (ça ne se justifie pas en agglomération à l'échelle d'une maison individuelle) sont par contre particulièrement recommandés :
– pour des habitats dispersés (un quartier comme Arroussets par exemple)
– ou pour des habitats collectifs. À Fribourg, la plupart des logements construits à Riselfeld et Vauban, les deux quartiers écologiques de la ville (avec 13 000 et 5 000 habitants) traitent la majeure partie de leur eau pluviale, ainsi que les eaux grises par ces systèmes qui permettent de ne pas dépendre de lourdes et coûteuses stations d'épuration.
Étonnamment, la phyto-épuration (c'est à dire l'utilisation du lagunage et de plantes aquatiques pour purifier les eaux grises) obtiennent d'ailleurs des résultats bien meilleurs que les stations d'épuration industrielles, y compris pour les bacilles les plus résistants (comme les streptocoques, staphylocoques…), que les produits chimiques n'arrivent pas à éliminer.
Une seule installation par phytoépuration, peut traiter les eaux d'un quartier pouvant aller jusqu'à 2500 habitants, sans la moindre nuisance olfactive, tout en contribuant à l'amélioration visuelle du paysage. Cela n'est plus du tout au stade expérimental, certaines communes et bientôt régions en Europe du Nord, en Suisse, en Autriche, en Belgique, préconisant de plus en plus d'y avoir recours de façon systématique, alors qu'en France, la règlementation y fait encore largement obstacle… le lobby de l'eau, dans lequel la France est le leader mondial incontesté, n'y est sans doute pas pour rien.
Ces systèmes (osmose inverse, microfiltration, phytoépuration) permettent de faire vivre de nombreux techniciens, professionnels, paysagistes sans recourir à l'industrie chimique (dont il faut bien traiter les déchets)… dans lesquels pourront se réorienter, après formation, les travailleurs actuels des grands industriels de l'épuration comme Vivendi (ex générale des eaux) ou Suez environnement ou encore Veolia.
Les petites entreprises de service qui pourraient se créer dans ce secteur à proximité des consommateurs, pourraient être bien plus créateurs d'emplois que les industriels actuels dont les critères de rentabilités comptables et financières passent nettement au premier plan sur les considération sociales ou environnementales. »
Plusieurs intervenants expriment le souhait qu’une volonté politique soit clairement affirmée par les socialistes :
- « face aux soucis de la rentabilité immédiate » ;
- face aux lobbies ;
- en affirmant « des modes de régulation au niveau européen et mondial » (en opposition à la position des Etats-Unis sur le protocole de Kyoto)
- en précisant « notamment au niveau européen quel mode de développement nous voulons »
Au lieu de cela, il est relevé que, depuis la loi de finances 2006, « la fiscalité des Régions est adossée à la TIPP » et parallèlement les transporteurs de marchandises bénéficient de détaxes et de remboursements partiels de la TIPP par l’Etat.
Parallèlement « tout se passe comme si on voulait faire en sorte qu’il n’y ait pas d’autres choix que le nucléaire alors qu’il y a peut-être d’autres possibilités et d’autres domaines de recherche à développer avec l’hydrogène, les biocarburants »
Il faut aussi de la solidarité : « la France exporte plus d’énergie que les autres pays, mais certains pays ont aussi besoin de plus d’électricité que d’autres. De la même façon, à certains moments, les personnes veulent bien des éoliennes mais pas chez eux. Il faut accepter qu’il y ait davantage d’éoliennes, de panneaux solaires là où il y a plus de vent et plus de soleil. Il faut aussi davantage de solidarité entre les territoires au sein de la France mais aussi en Europe »
Une triple demande est exprimée :
- « Il faut une politique volontariste, par exemple pour la récupération des eaux de pluie, pour des panneaux solaires »,
- « Il faut donner plus de pouvoir à la puissance publique –à l’Etat, mais plus largement à la puissance publique (Régions, collectivités locales) - pour infléchir la politique »
Mais « il faudrait aussi que l’Etat soit obligé de faire appel à des cabinets indépendants, 2 ou 3 avant d’agir » car « l’Etat ne peut pas tout à la fois se définir comme arbitre, se désigner comme expert et être décideur »
Une autre manière de créer des contre-pouvoirs n’est-elle pas aussi de réfléchir à des modes de gestion plus proches des habitants.
« N’y a-t-il pas des politiques régionales à mettre en œuvre ? »
Des exemples locaux sont cités :
« Quand j’ai voulu installer des capteurs solaires ADEME, aucun constructeur n’était capable de faire le travail » « Dans ma commune –Bassussary- la commune interdit de mettre des capteurs scolaires sur les toits » « La récupération d’eau de pluie est interdite par ex pour le lavage du linge »
« La décentralisation en matière de décisions énergétiques pourrait donner des résultats importants »
Ensuite cela dépend ce qu’on en fait : « Localement, le Conseil général [des Pyrénées-Atlantiques] pour faire plaisir aux producteurs de maïs va miser sur le bioéthanol à partir du maïs. Or le maïs est fortement consommateur d’eau. Les élus ruraux n’osent pas toujours dire les choses »
Toujours à Fribourg : « 10 000 emplois directs ont été créés dans la recherche, l'industrie solaire, éolienne, et plus généralement liées à l'environnement. Lorsqu'on sait qu'un emploi industriel génère 3 à 4 emplois induits (notamment dans les services) cela représente au bas mot, 30 à 40 000 emplois créés autour des industries de l'environnement, pour un bassin de vie de 210 000 habitants, comparable à la côte basque, c'est tout à fait considérable.
Donc l’environnement est un « gisement d’emplois réel »
« Les bioénergies pourraient révolutionner les choses mais pour des raisons économiques, on les étouffe »
Il reste qu’ « on ne peut plus continuer à déléguer le problème aux entreprises »
« L’argent est un contre-pouvoir très puissant. De fait le pétrole n’est pas assez cher pour les transporteurs. A partir de là toutes les énergies alternatives ne sont pas compétitives. » « Il faut familiariser par le prix les esprits à l’idée que le pétrole est une ressource rare. Et il faut développer les énergies alternatives.
L’hydrogène peut être produit par le charbon, l’hydrolyse de l’eau, de dizaines de façons différentes, en fonction des sources d'énergie primaire dont on dispose, pour la stocker sous la forme de piles à combustible par exemple. On peut le faire avec de la géothermie comme en Islande (qui envisage à terme une autonomie énergétique grâce à ce procédé)
• avec toutes les manières industrielles de produire de l'électricité : hydroélectricité, nucléaire, centrales à pétrole ou charbon ou tout autre carburant fossile… éoliennes, solaire…
• mais aussi à proximité, chez soi : par réformage du gaz de ville ou avec le produit de toute l'électricité produite par une éolienne ou surtout une installation solaire domestique et qui ne serait pas consommée instantanément, par électrolyse de l'eau (si possible récupérée sur les toits)
Il faut investir massivement dans la recherche pour remplacer les formes fossiles qui ont tendance à disparaître. On trouve aussi des gisements de charbon, c’est utilisé par un peu tout le monde, notamment dans les pays en développement mais le charbon est l’énergie qui produit le plus d’effet de serre. Il y a une tentation de miser là-dessus alors que ce n’est pas la solution »
« Si on continue comme cela, on va à coup sûr dans le mur »
Plusieurs intervenants souhaitent donc que soit affirmé le rôle de l’Etat ou de la puissance publique : « l’Etat et l’Europe doivent encadrer. On attend ce discours. La différence entre la gauche et la droite, c’est que la gauche souhaite que l’être humain maîtrise son destin alors que ce n’est pas forcément le cas des libéraux. On ne peut pas être dans l’incantatoire, il est important que l’E tat dise le Droit en la matière, qu’il y ait une politique incitative au travers d’aides aux initiatives locales, d’une fiscalité. Il faut donner un fil rouge, un cadre pour savoir où on va. Une politique de gauche, c’est montrer une volonté d’encadrer les choses et cela ne s’arrête pas aux frontières de l’Etat ».
L’Etat a « un rôle de pilotage, de réglementation. Il y a des notions de service public, de régulation forte ».
« La régulation est désormais largement à l’échelle de l’Europe qui indique souvent des règles que la France ne respecte pas.
La gestion très centralisée de l’Etat en France est très différente d’autres pays. Il faut pousser la décentralisation beaucoup plus loin pour qu’il y ait une gouvernance locale sur laquelle les usagers pourront davantage peser. Lorsque l’on donne des pouvoirs forts aux régions, la proximité des citoyens permet de mieux encadrer et d’éviter les dérives »
Mais évoquer l’Europe suppose aussi «que l’on se parle, afin qu’il puisse y avoir des négociations soit d’Etat à Etat, soit à l’échelon européen » puisque par exemple chacun détermine aujourd’hui son prix du carburant mais cela suppose aussi des normes sociales communes.
La question du ferroutage fait aussi débat.
Chacun s’accorde à dire qu’il faut le développer « mais cela fait 15 ans qu’on en parle. La SNCF est en chute pour le fret alors que localement le trafic routier augmente de 3% par an. »
« Pour les transporteurs, tant que le fuel n’est pas plus cher, le ferroutage ne progressera pas. La taxe à l’essieu a été supprimée sous Barre en 1973 non par choix technique ou écologique mais par seul choix économique car au même moment on a augmenté la taxe sur les salaires car cela rapportait plus, les entreprises de transport comptant souvent de nombreux salariés »
« Les grandes entreprises de transport travaillent à flux tendu. Il faudrait adapter la logique du ferroutage à l’express en réservant des voies de circulation qui ne fonctionnent que pour l’express, ces entreprises ayant souvent besoin de livrer dans les 12 heures »
« Pour développer le ferroutage, il faut une politique volontariste qui efface les difficultés de la SNCF pour concurrencer la route, avec une politique des carburants et toute une politique incitatrice. C’est ce qui se fait en Autriche pour développer le ferroutage. »
« La rénovation des lignes principales est satisfaisante. Les lignes secondaires sont laissées à l’abandon car le fret n’a pas suivi. Mais on a un réseau qui permet le ferroutage, avec une possibilité d’utiliser des containers. Il n’y a pas forcément une possibilité de fret lourd, mais le fret express est possible, balayant l’Europe et répondant à une demande de flux tendus. Il faut une politique volontariste. Il est clair que des lignes nouvelles permettent plus facilement de le faire mais des réponses au travail à flux tendu des transporteurs sont possibles à partir des lignes actuelles. Il manque une volonté politique et économique que le PS doit appeler de ses vœux »