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Vendredi 11 mai 2007

Hommage à Ségolène Royal

Hé bien oui.

Au risque de surprendre, je pense que Ségolène Royal a fait une bonne campagne.

Elle a perdu, c’est entendu.

Et perdu plus lourdement que ne le donnaient à penser, ces derniers mois, les prévisions.

Mais elle a perdu pour des raisons que l’on commence à bien cerner et dont je prétends, moi, qu’elles sont à son honneur.

Elle a été diabolisée, d’abord. On a beaucoup parlé - et on avait raison - de la tentative de diabolisation dont fut victime son adversaire. Mais autrement plus insidieuse, donc plus ruineuse, fut la diabolisation qui l’a poursuivie, elle, depuis ses premiers pas. Incompétente quand elle la fermait ; agressive quand elle l’ouvrait ; N’ayant rien à dire quand elle prenait le temps d’écouter ses électeurs ; scandaleuse quand elle rompait le silence (les 35 heures) ou brisait les orthodoxies (ses prises de position, si courageuses, sur le nucléaire iranien ou le Darfour) ; Bécassine, enfin, avant son débat avec Sarkozy ; Cruella après et, surtout, pendant - quand elle a commis le crime de lèse future majesté de l’interrompre, interpeller, ne rien laisser passer, le mettre dans les cordes. Ce n’est plus une femme, gronda la rumeur, c’est une sorcière. Ce n’était plus la douce, la maternelle Ségolène , c’était un bretteur, une tueuse - voyez ces yeux minces où passent des épées de feu ; entendez cette voix de mauvaise sirène, une octave trop haut, si dure. Ah l’increvable misogynie des Français et souvent, malheureusement, des Françaises ! J’ai aimé, moi, cette dernière image dans ce dernier débat. J’ai aimé la stature qu’elle a prise à cet instant - et la belle droiture qui émanait de son regard et de son port. Elle honorait la gauche, cette droiture. Et elle honorait la France.

Elle
a livré bataille, deuxièmement, à un moment d’inflexion, mais encore, hélas, de suspens, où il devenait clair que la vieille stratégie d’union des gauches n’avait plus de chance de l’emporter mais où la nouvelle stratégie d’alliance avec le centre restait trop insolite, inédite, bref, révolutionnaire, pour passer le cap des hypothèses et retourner, réellement, les esprits. Madame Royal a dit les mots qu’il fallait dire. Elle a fait les gestes qu’il fallait faire. Peut-être, d’ailleurs, le grand débat de la campagne, celui qui restera, celui qui fit bouger les lignes en même temps que, au passage, les liturgies cathodiques, fut-il ce débat avec Bayrou dont elle a pris l’initiative et qui ouvrait, on le verra maintenant très vite, un vrai nouveau chapitre de l’histoire politique française. Mais voilà, Il était trop tôt... On a dit, ici ou là, qu’il était trop tard, que c’est avant qu’il fallait le dire, avant qu’il fallait le faire, etc. Non, voyons. Le contraire. Il était trop tôt dans le siècle. Trop tôt dans l’histoire du pays. Sauf que c’est elle, Madame Royal, qui, trop tôt ou trop tard, l’aura fait. Sauf que, ce big bang rêvé par les uns, annoncé par les autres, c’est elle, et personne d’autre, qui l’aura osé et déclenché. Pour cela, elle restera. Pour cela, même si elle a perdu, elle a gagné.

Et puis il faut bien reconnaître, enfin, que Nicolas Sarkozy a été bon. Vraiment bon. Je veux dire par là qu’il a su surfer, avec un mélange de talent et de cynisme non moins remarquables l’un que l’autre, sur une vague de fond dont il semble que tout le monde ait, à part lui, sous-estimé la terrible puissance. Qui, parmi les commentateurs, avait-il prévu que l’éloge d’une France qui n’a jamais commis, sic, de crime contre l’humanité puisse faire recette à ce point, douze ans après les paroles de Jacques Chirac reconnaissant, au Vel d’Hiv, notre participation au crime nazi ? Qui imaginait de tels hurlements de joie et, au fond, de soulagement, chaque fois que fut dit et redit, de meeting en meeting, que la France ex-coloniale n’était coupable de rien, qu’elle n’était en dette vis-à-vis de personne et qu’elle devait être fière, au contraire, de son oeuvre civilisatrice ? Qui, encore, pouvait deviner que le traumatisme de Mai 68 fût resté si vif dans les esprits que l’appel répété à « liquider » - quel mot ! -  l’héritage du « parti des voyous et des casseurs » puisse faire jaillir, lui aussi, de tels geysers de fiel, de joie triste et de ressentiment ? Madame Royal a résisté à ce discours. Fidèle à la ligne tenue, sur ces sujets, peu ou prou, par nos deux derniers Présidents, elle a tenté d’endiguer ce flot de haine et de rancune. Et, de cela aussi, je lui sais gré.

Je ne parle pas - car seul le mauvais esprit gaulois en a douté - du sang-froid dont elle a fait montre, d’un bout à l’autre de l’aventure.

Je n’insiste pas - encore que le fait fût unique dans notre histoire électorale - sur la double bataille qu’il lui a fallu mener : l’une, publique, contre son adversaire; l’autre, secrète, contre les siens.
Et je n’évoque que pour mémoire, enfin, le ton et, comme dit un poète qu’elle affectionne, le « frisson nouveau » qu’elle a fait passer dans cette vieille musique socialiste qui n’en finissait pas de mourir et qui n’attendait, peut-être, que ce salutaire coup de grâce.

Tout cela, elle l’a fait. Et il faut espérer que s’en souviennent ceux qui, à partir de ce lundi matin, vont être tentés de se livrer au petit jeu de la chasse à la sorcière ou de la production de la chèvre émissaire.

Ségolène Royal est loin d’avoir dit son dernier mot - et c’est tant mieux.

 

Bernard Henri Levy

Par segopaysbasque - Publié dans : Campagne
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Lundi 7 mai 2007

Le suffrage universel a parlé et il ne nous a pas dit ce que nous voulions entendre. Mais nous ne nous arrêterons pas là !

Merci à tous pour votre engagement, pour votre travail et votre conviction.

Nous avons construit ensemble la plus riche et la plus dense blogosphère politique française, avec plus de 1500 blogs de soutien. Ne la dissolvons pas, gardons la vivace, préparons l'avenir. Nous avons cinq ans pour préparer la France de demain, pour construire ensemble la France Présidente et que la gauche représente enfin une vraie force d'opposition et de contre pouvoir.

« Quelque chose s'est levé et ne s'arrêtera pas »
Désirs d'Avenir continue, sous une autre forme, avec d'autres objectifs, mais nous ne nous arrêterons pas. Les forums seront remis en ligne dans quelques jours. Participons à ce souffle nouveau de la politique, rénovons la gauche, pour rénover la France demain. Tout cela ne dépend que de nous.

Dans les prochains jours, nous en saurons plus sur les intentions de Ségolène Royal. Nous ne nous démobiliserons pas, c'est pourquoi je vous donne dès à présent rendez-vous très prochainement pour une nouvelle rencontre de blogueurs.

Bien sûr, les listes de discussion des blogueurs du PS et Segoblogs continuent à vivre, pour échanger, partager et surtout, faire gagner le France lors des prochaines échéances.

Merci et à très bientôt,

Thomas LECOURBE
Animateur des blogs de soutien à Ségolène Royal

Par segopaysbasque - Publié dans : Campagne
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Vendredi 4 mai 2007
2 jours pour la France présedente

Point de campagne du 4 mai
 


Messages

"Chers amis, une élection n'est pas faite par les sondages. Je me bats jusqu'au bout. 30% d'indécis. Mobilisez-vous. Je compte sur vous. Ségolène"

"Venez voter, ce choix vous concerne, car votre vie quotidienne en dépend"
Message de Ségolène Royal à la veille du second tour de l'élection présidentielle
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François Hollande : "Le 6 mai c'est l'avenir de la France qui se décide"
À quelques heures du second tour de l'élection présidentielle, François Hollande adresse un dernier message aux électeurs : "Le 6 mai c'est l'avenir de la France qui se décide". "Il faut voter Ségolène Royal pour la France, pour l'Europe et pour une conception du monde."
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Ségolène Royal en meeting à Lille : "Osez, osez, osez!"
Ségolène Royal avait choisi Lille pour tenir son dernier grand meeting de la campagne. Mais c'est aussi Lille qui avait choisi Ségolène Royal avec plus de 25 000 personnes venues la soutenir, une foule en liesse, une "foule sentimentale" galvanisée par le désir de victoire.
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Lire l'intégralité du discours de la candidate
Voir l'intégralité du discours de la candidate

De nombreuses personnalités politiques sont venues participer au dernier meeting de la candidate. L'ancien président de la commission européenne, Jacques Delors, mais aussi Pierre Mauroy, Martine Aubry, le président du parti socialiste européen, Poul Nyrup Rasmussen et le Belge Elio di Rupo, Dominique Strauss-Kahn mais aussi de nombreux artistes comme Renaud ou Juliette se sont succédés à la tribune et livrent leurs réactions.
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Lire et voir le discours de Jacques Delors
Lire et voir le discours de Pierre Mauroy
Lire et voir le discours de Martine Aubry

Ségolène Royal à Lorient : "Dressez-vous contre tous les systèmes, contre tous les pouvoirs concentrés, dressez-vous pour la morale publique, dressez-vous pour une France forte."
En visite à Lorient, Ségolène Royal affirme qu'il y a "quelque chose d'indécent dans la campagne". Le candidat de l'UMP "ne peut pas cacher son arrogance, il arrive, c'est un bon acteur, parfois à la dissimuler".
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Europe

Déclaration commune PS-SPD sur l'Europe
Le Parti socialiste et le SPD allemand ont rédigé une déclaration visant à donner un nouvel élan social à l'Union européenne, notamment avec la création de minimas sociaux européens."Les deux partis entendent poursuivre l'intégration européenne en l'orientant dans un sens plus social et en procédant à la réforme nécessaire des institutions, avec comme objectif de réconcilier les citoyens avec l'Europe."
Lire la déclaration

Revue de presse

"Ayez confiance. La France sera bien présidée et ses intérêts défendus."
Au lendemain de son débat télévisé musclé avec Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal a reçu « le Parisien » et « Aujourd'hui en France ». Elle explique ce qu'elle fera si elle est élue dimanche soir.
Lire l'entretien 

"Venez massivement aux urnes et venez faire mentir les sondages"
Sur RTL, Ségolène Royal a appelé les Français à voter massivement dimanche : "Venez massivement aux urnes et venez faire mentir les sondages".
Interrogée par un journaliste sur ses projets en cas de défaite, elle a répondu : "Arrêtez de conditionner vos électeurs sans arrêt, arrêtez de vous laisser formater par les sondages, laissez les électeurs choisir!"
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Soutiens

"Je vote Ségolène" : Yannick Noah
"S'il ne devait y avoir qu'un mot pour exprimer ce qui m'est cher dans la démarche de Ségolène Royal, ça serai le partage, le partage avec tout le monde", explique l'ancien joueur de tennis et désormais chanteur, Yannick Noah à l'occasion du concert-meeting au stade Charlety.
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Analyse

Le mai 68 de Nicolas Sarkozy Par Henri Weber
"La caricature que Nicolas Sarkozy fait de Mai 68 n'est pas seulement grotesque. Elle est d'abord et avant tout inquiétante pour ce qu'elle révèle du personnage. Le candidat de droite à l'Elysée présente Mai 68 comme un mouvement purement nihiliste, destructeur de toutes les valeurs et institutions."
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Vidéos

Captures d'écrans
5 minutes indispensables des dernières 24h de la campagne dans les médias.
Voir les captures d'écrans du 3 mai

Matériel militant

Tract Dernière minute
La France dispose de tous les atouts pour se relever.
Elle a son destin en main.
Dimanche 6 mai, elle pourra lui donner un visage.
Avec Ségolène Royal, ce sera celui de la modernité et du rassemblement.
Télécharger le tract

Découvrir la démarche, le pacte présidentiel et le parcours de Ségolène Royal en animation flash et vidéo

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Agenda

Dimanche 6 mai
20h, résultats de l'élection présidentielle


Par segopaysbasque - Publié dans : Campagne
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